institut
kokumi — la revue n°1 © kokumi avec jigsaw & Antoine Bertaudière / Photo : Café Pyramide au musée du Louvre © Cafeine + © DR

printemps 2026

Urbanités et ruralités
Du bitume à la montagne
De la construction à la réhabilitation

Le soin au bâti existant et en devenir, à travers son rapport à la situation, au contexte : aux paysages et aux liens que leurs matérialités tissent avec le territoire local – conjugaison de la la terre et de ses habitant·es – est fondateur des recherches et des réalisations depuis 2016, du studio kokumi données à explorer, à travers ce premier numéro de la revue éponyme.

La revue kokumi est un objet éditorial unique réfléchi, articulé, coordonné, partagé et diffusé avec jigsaw — la conception graphique a été réalisée par Antoine Bertaudière.

kokumi — la revue n°1 © kokumi avec jigsaw & Antoine Bertaudière / Photo : Café Pyramide au musée du Louvre © Cafeine + © DR

Le soin, l’attention, le lien et les correspondances

À partir des pratiques plurielles et des correspondances entre l’architecture et l’artisanat, entre les villes et les montagnes et, à travers les réalisations du studio – kokumi pense, conçoit, répare, apprend et rencontre au quotidien.

De par la jonction naturelle révélée entre architecture et agriculture, kokumi crée les possibles d’un maillage fertile également disséqué entre écosystèmes urbains et montagnards. La revue, en témoin bienveillant et viatique hospitalier tisse le récit commun entre architecture engagée et agriculture durable dans le lien que ces deux disciplines entretiennent avec les territoires – le sol et ses ressources.

À travers cinq chapitres conçus comme des axes d’orientation et de décryptage, à partir des projets du studio et de conversations – sous la forme d’entretiens – pour aller à la rencontre, la revue kokumi dessine des horizons pour donner à partager et tisser un fil d’interconnexions, celles de nos vies ancrées ici et là-bas :

• Le soin de l’existant
• L’attention au paysage
• Le lien entre matérialité et territoire
• Les correspondances entre les pratiques : architecture & agriculture
• L’intériorité de la matière.

Fin 2025, kokumi a livré au musée du Louvre à Paris 1er (75), pour Musiam : le Café Pyramide dont le studio a conçu l’architecture intérieure d’un bistrot contemporain situé sous la Pyramide de Ieoh Ming Pei, dont la carte est signée et incarné par chef étoilé Vivien Durand. 
À venir, notamment : la transformation d’une école en maison de santé à Pontoise (95), la restructuration d’un local professionnel, ancienne Papeteries H. Lemarinier à Paris 9ème (75) ainsi que la restructuration et amélioration du confort thermique d’un immeuble d’habitation à Paris 20ème (75).

kokumi a été fondé en 2016, à Paris par Marguerite Cordelle, rejoint par Maël Esnoux en 2024 et implanté, depuis 2025, dans la région du Beaufortain.

kokumi — la revue n°1 © kokumi avec jigsaw & Antoine Bertaudière / Réalisation : Rétrofuture, Paris 15ème (75) – Transformation d’un garage en centre de recherche et développement © Schnepp-Renou
kokumi — la revue n°1 © kokumi avec jigsaw & Antoine Bertaudière / Réalisation : Réhabilitation et valorisation d’un ancien chalet d’alpage en Savoie, Villard-sur-Doron (73) © kokumi

​kokumi — la revue n°1
« L’architecture prend vie dans les relations qui se tissent entre corps et paysage – corps et matière. Elle est le témoin d’une rencontre fugitive à ce qui nous entoure et nous regarde » 
kokumi

Architecture : mise en œuvre de nos territoires et agriculture : mise en valeur des territoires – réfléchissent et imaginent des modes d’occupations et de production pluriels qui font du paysage, l’expression de la qualité du projet agricole et architectural.

Pour prêter attention, pour partager

En parcourant les sentiers de montagnes et les rues de métropoles urbaines, les définitions tant de l’architecture et de l’agriculture tendent à fusionner, à travers l’attention partagée, les gestes décomposés ou encore les matières sourcées.

L’architecture comme l’agriculture, les villes comme les montagnes se déterminent par le soin apporté aux bâtiments, aux territoires, aux paysages, à l’humain et au non humain.

L’existant est un patrimoine commun à préserver

L’intériorité de la matière, au cœur – kokumi mêle histoires, vies, témoignages et expériences pour donner corps. Les pratiques pour réhabiliter, réparer et fertiliser sont conjuguées aux connaissances et aux savoir faire qui se transmettent.

Les liens entre les territoires et leurs habitants se nourrissent par l’étude des paysages et les écoutes aiguisées de celles & ceux qui les habitent et les vivent.

kokumi — la revue n°1 © kokumi avec jigsaw & Antoine Bertaudière / Réalisation : Surélévation et extension d’un garage, Vitry-sur-Seine (94) © kokumi
kokumi — la revue n°1 © kokumi avec jigsaw & Antoine Bertaudière / Entretien : Café Pyramide au musée du Louvre, Paris 1er (75) © kokumi – Photo : Cafeine

kokumi — la revue n°1
« Préserver ou faire évoluer les paysages de façon à améliorer la qualité des produits, la qualité de l’environnement, la qualité du cadre de vie »
Loi d’orientation agricole votée en 1999

L’architecture se déploie avec l’exigence d’une gestion responsable des ressources ou encore de contraintes économiques et sociales alliés aux défis, notamment, d’un tourisme croissant. 

Qui différencie — tout en reliant

Dans un ensemble hétérogène où la quête de l’équilibre est fondamentale, le studio kokumi s’intéresse à la structure paysagère, en identifiant quelles trames (reliefs, végétations, réseaux, bâtis et pratiques) font supports, repères ou contraintes, et comment les transformations peuvent s’inscrire dans cette ossature sans la dégrader.

Parce que les enjeux contemporains de nos villes se nourrissent de ceux de nos montagnes, kokumi s’immerge au coeur des transformations de nos habitats et de nos usages situés. À la croisée des problématiques des territoires habités à préserver qui allient respect du très proche au rayonnement au plus éloigné.

kokumi — la revue n°1 © kokumi avec jigsaw & Antoine Bertaudière / Entretien avec Stéphanie Doat – Responsable de développement ELODICA © Coopérative agricole La Chanvrière de l’Aube
kokumi — la revue n°1 © kokumi avec jigsaw & Antoine Bertaudière / Entretien avec Manon Fleury Cheffe du restaurant étoilé Datil © Datil – Photo : Pauline Gouablin

kokumi — la revue n°1
« Les interdépendances sont à comprendre comme les tissages qui rendent possibles des formes de vie plus prospères, plus épanouies, mieux reliées, plus plurielles, plus riches d’égards pour le monde vivant »
Baptiste Morizot, Manières d’être vivant — Passer de l’autre côté de la nuit, Actes Sud (2020)

La revue kokumi explore les atlas de paysages – montagnards et urbains avec les artisans qui les façonnent pour construire une structure organique, un système vertueux de composantes additionnées, qui se préoccupe tant du relief que des formes d’occupation du sol liés aux activités humaines et non humaines.

Au fil des pages du premier numéro, avec les entretiens — en respiration de l’exploration des réalisations du studio, kokumi est allé à la rencontre de/d’ :

— Odile Montant – Présidente AFP du Salève & Vice-Présidente Syndicat Mixte du Salève
— Pierre Janin – Fondateur de l’agence Fabriques Architectures Paysages
— Stéphanie Doat – Responsable de développement ELODICA
— Lin Perché – Sylvaine Gonet, Alexandra Puget Rostand et Romain Janvier – Artisans créateurs
— Manon Fleury – Cheffe du restaurant étoilé Datil.

kokumi — la revue n°1 © kokumi avec jigsaw & Antoine Bertaudière / Géographie kokumi

kokumi — la revue n°1
lien soin attention histoires territoire architecture existant agriculture matérialité intériorité
kokumi

kokumi • le studio questionne, à travers projets et recherches : l’ancrage et l’évolution du bâti existant pour l’adapter et le faire re-vivre sur des territoires en pleines mutations.

kokumi • la partition est une conjugaison de l’architecture, de l’architecture intérieure et du design intimement liés aux et ancrés sur les territoires.

kokumi • l’attention à la matière centrale car fondamentale, compose une architecture sobre et lisible, la simplicité au cœur pour mieux provoquer l’émotion, des artisans aux usagers.

kokumi • l’équipe constituée aussi bien d’architectes que de designers est menée par Marguerite Cordelle et Maël Esnoux, tous les deux architectes HMONP. C’est après avoir travaillé plusieurs années, au sein d’agences d’architecture (Architecture Anne Démians, Jacob+MacFarlane, Périphériques Architectes, Laura Gonzalez, Pierre-Yves Rochon) que kokumi est créé en 2016 par Marguerite Cordelle et rejoint par Maël Esnoux en 2024. Maël Esnoux est également professeur d’Architecture à l’école Strate Collège de Sèvres depuis 2014, en charge des projets Espaces et Architectures. Il est titulaire du diplôme universitaire Construire Éco Responsable de l’université Gustave Eiffel, et a suivi une formation sur la construction en paille.Marguerite Cordelle est également diplômée d’une formation aux Grands Ateliers Innovations sur l’utilisation de matériaux bio et géo‑sourcés dans les projets de réhabilitations thermiques.

kokumi • la pratique collaborative et pluridisciplinaire déploie la volonté, en fil rouge, de ne pas créer de barrière entre celles & ceux qui font et celles & ceux qui utilisent. Faire et Utiliser sont deux moments différents d’un seul Projet-Processus pour reprendre les termes de l’architecte italien Giancarlo de Carlo.

kokumi • l’engagement à travers la pluralité des typologies de projets situés développés, tant dans leurs programmes que leurs contextes, permet de poursuivre un double objectif : celui de maitriser le projet sous toutes ses formes et, de l’appréhender, à toutes les échelles.

kokumi • les expériences, à la fois, de constructions dans les cadres urbains contraints et de réhabilitations du bâti ancien (patrimonial ou ordinaire) confèrent au studio : une sensibilité aux spécificités du bâti existant et une parfaite connaissance des enjeux liés aux chantiers en site occupé.

kokumi • les principes fondamentaux inhérents à chaque projet conçu :
– respect et valorisation des existants
– connaissance et compréhension de l’histoire et de l’identité du territoire, qu’il soit urbain ou rural
– approche environnementale à travers l’utilisation de ressources durables, de matériaux robustes, d’une main d’œuvre et des savoir-faire locaux
– maîtrise technique et réglementaire
– concertation, échange et collaboration
– respect du budget, des délais et du programme.

kokumi • le lexique
— lien : considérer l’architecture comme un partenaire avec lequel chacun peut nouer une relation
— soin : un engagement et une responsabilité de l’architecte à respecter avec la valorisation constante du vivant (humain et non humain)
— histoires : à travers la réhabilitation, l’architecte retranscrit les morceaux choisis des histoires que nous murmurent les bâtiments
— territoire : une géographie spécifique qui nous raconte sa personnalité à travers ses terres, ses paysages, sa culture, sa gastronomie et ses habitant·es
— architecture : une discussion entre la matière et le paysage
— existant : ce qui est présent et s’offre à nous
— agriculture : équilibre fertile entre la Terre et nos besoins
— matérialité : langage qui stimule nos sens dans une dimension qui implique aussi bien le temps que l’espace.
— intériorité : conscience profonde de qui nous sommes en dialogue avec ce qui nous entoure.

kokumi — la revue n°1 © kokumi avec jigsaw & Antoine Bertaudière / Couverture – Réalisation : Café Pyramide au musée du Louvre, Paris 1er (75) © Cafeine + DR

actuellement
kokumi : la revue n°1
+ Direction de la publication : Marguerite Cordelle | kokumi
+ Coordination éditoriale : Marguerite Cordelle | kokumi et Julien Diers | jigsaw
+ Conception graphique : Antoine Bertaudière
+ Typographies : Rillus (Emmanuel Besse, Formagari) et Delusse (Sandrine Nugue, Commercial Type)
+ Demandes presse/professionnels — informations-interviews-visuels presse : ICI 

ressources

partenaire

KOKUMI

kokumi : sixième saveur identifiée par les chercheurs bde la compagnie japonaise Ajinomoto – réhausseur de goût, pouvant être qualifié de : « richesse de goût » ou « plénitude » 

Urbanités et ruralités
Du bitume à la montagne
De la construction à la réhabilitation.

kokumi a été fondé en 2016 à Paris par Marguerite Cordelle, rejoint par Maël Esnoux en 2024 et implanté, depuis 2025, dans la région du Beaufortain (Savoie).

Fin 2025, kokumi a livré au musée du Louvre à Paris 1er (75), pour Musiam : le Café Pyramide dont le studio a conçu l’architecture intérieur d’un bistrot contemporain situé sous la Pyramide de Ieoh Ming Pei, dont la carte est signée et incarné par chef étoilé Vivien Durand. 

À venir, notamment : la transformation d’une école en maison de santé à Pontoise (95), la restructuration d’un local professionnel, ancienne Papeteries H. Lemarinier à Paris 9ème (75) ainsi que la restructuration et amélioration du confort thermique d’un immeuble d’habitation à Paris 20ème (75).

kokumi a été fondé en 2016 à Paris par Marguerite Cordelle, rejoint par Maël Esnoux en 2024 et implanté depuis 2025 dans la région du Beaufortain.

En savoir plus