disponible en kiosque + sur abonnement : dès maintenant
#75 — nouvelle formule
En ces premiers jours de printemps, Fisheye – le magazine qui décrypte le monde à travers la photographie contemporaine – dévoile son numéro 75 : le premier de sa nouvelle formule, s’élargissant à la culture de l’image.
À l’heure où la photographie se dilue dans un flux continu, Fisheye réaffirme son engagement envers le processus créatif et le regard des auteurs.

La culture de l’image
« Treize ans. C’est l’âge de raison pour certains, celui des premières révoltes pour d’autres. Treize ans après sa création – en 2013, Fisheye opère une deuxième mue. Si le titre connaît une croissance constante, il se réinvente aujourd’hui pour répondre à un monde en pleine mutation. Nous avons repensé cet objet pour qu’il se rapproche de la noblesse du livre photo : papier plus dense, rendu chromatique exigeant et maquette épurée où le logo s’efface en couverture pour laisser toute la place à l’image. Notre nouvelle baseline : « La culture de l’image », est une boussole. Peu importe le support – argentique, numérique ou virtuel – nous privilégions le processus créatif et le regard d’auteurs engagés. Face à la dilution de la photographie dans un flux continu, Fisheye se place résolument du côté de la culture.
Cette édition met les auteurs à l’honneur : de l’expérimentation urbaine d’Antony Cairns à la justesse humaniste de Salih Basheer.
Nous sommes particulièrement fiers de souligner la présence de Laura Henno, finaliste du prix Marcel Duchamp, dont le projet « Outremonde » incarne le cœur battant de nos engagements.
Ce numéro inaugure également un nouveau cycle de réflexion avec un dossier central consacré à l’intelligence artificielle. Face à la « bouillie visuelle » générée en quelques secondes, nous explorons l’IA comme un outil de réactivation de la mémoire. Cette ambition porte notre nouveau festival, NOÛS, en partenariat avec la BnF. Du 9 au 19 avril prochain, onze artistes interrogeront les fonds patrimoniaux de la bibliothèque pour transmettre le savoir autrement. »
Benoît Baume – Directeur de la publication de Fisheye Magazine
Repensé pour être au plus près du travail des artistes — avec une maquette épurée qui s’accorde avec la volontée sublimer les œuvres et faire place à l’essentiel — Fisheye Magazine s’organise désormais en cinq séquences traversées, pour ce nouveau numéro par une vaste question : Qui a volé nos imaginaires ?
1. LE FLUX : qui suit l’actualité de l’image, en présentant les expositions du moment
#75 : Le temps des rétrospectives
2. LES PORTFOLIOS : en complicité avec les photographes, qui donne à voir différentes séries d’auteurs parfois inédites
#75: Chercher dans la matière avec notamment Antony Cairns, Yasmina Benabderrahmane et Robbie Lawrence qui expérimentent avec le médium tandis que d’autres, comme Marie Quéau, Laura Henno et Salih Basheer, documentent le monde tel qu’il leur apparaît
3. LE DOSSIER : au cœur de chaque numéro, qui pose une question qui, à l’ère de l’intelligence artificielle, taraude un certain nombre d’entre nous
#75 : La photographie a-t-elle disparu ?
4. LES ÉCRANS : qui s’attache à décrypter la culture visuelle au quotidien
#75 : Réinjecter du rêve
5. LA LIBRAIRIE : dédiée à l’édition photographique, gravite autour des livres photo
#75 : Les ovnis éditoriaux
Chaque numéro s’achève avec la séquence finale Ce qui nous touche : les équipes de Fisheye partagent un de leurs récents coups de cœur avec les lecteur·trices.
« Toute la rédaction a mis son cœur à l’ouvrage pour cette nouvelle formule. Portés par une direction artistique repensée pour restituer au plus près le travail des artistes, nous avons remanié notre approche éditoriale pour offrir une lecture plus directe. Notre volonté : garder l’accessibilité qui fait notre force, tout en approfondissant ces médiums qui fondent la culture de l’image.
Au fil des pages de la nouvelle formule, nous donnons la parole aux artistes portant la création pure, ainsi qu’à toutes les forces vives œuvrant autour de ces médiums. L’image y devient un étendard pour exprimer notre singularité. Ensemble, ces talents prouvent, image après image, texte après texte, que le regard humain reste le véritable moteur de la création.
Au cœur de ce nouveau numéro notamment, LE DOSSIER pose une question essentielle : la photographie a-t-elle déjà disparu ? Entre le vertige de l’intelligence artificielle et le retour nécessaire à la matière charnelle de l’image, nous y proposons une exploration en forme de renaissance, loin de toute complainte.
Bonne lecture ! »
Fabrice Laroche – Rédacteur en chef de Fisheye Magazine
Fisheye Magazine #75 — à retrouver en kiosque et sur abonnement, dès maintenant.


Fisheye Magazine #75 — nouvelle formule
Le temps des rétrospectives
1. LE FLUX
À voir, à faire, à méditer…
Pensée comme le pouls de l’actualité photographique, cette séquence d’ouverture donne le tempo du magazine. LE FLUX regroupe de manière claire les agendas et les événements incontournables de la culture de l’image. C’est le moment idéal pour faire le point : le temps des rétrospectives et des découvertes.
Afin de coller au plus près de l’actualité, cette rubrique bénéficie d’une mise en page flexible. Les articles s’y déploient sur des formats variables, d’une demi-page à une pleine page, selon l’importance de la mise en avant. Ce rythme sur-mesure permet de guider l’œil du lecteur vers ce qu’il faut absolument voir.
On y retrouve par exemple des rétrospectives historiques majeures, comme celle de Robert Capa au musée de la Libération de Paris ou la première rétrospective en France de Dana Lixenberg à la MEP. LE FLUX fait également la part belle à la jeune création émergente, en mettant en lumière le festival Circulation(s) ou les quinze talents du salon unRepresented. Un condensé indispensable.


Fisheye Magazine #75 — nouvelle formule
Chercher dans la matière
2. LES PORTFOLIOS
Véritable cœur visuel du magazine, cette séquence permet de conserver une proximité précieuse avec les photographes. À travers de grandes séries et des travaux souvent inédits, cette rubrique offre un espace privilégié où l’œuvre se déploie sans contrainte et prend le temps d’être regardée.
Dans ce numéro, la sélection met à l’honneur l’expérimentation et la diversité des écritures. Des corps sous pression de Marie Quéau aux accidents photochimiques de Yasmina Benabderrahmane, jusqu’aux écosystèmes multidimensionnels de Josèfa Ntjam, en passant par la polyvalence d’Oan Kim, chaque artiste dévoilé ici nous prouve que la technique n’est qu’un tremplin pour la pensée.
Qu’elle soit organique ou digitale, la méthode s’efface toujours derrière le propos de l’artiste. Face à cette multiplicité infinie de territoires visuels, une seule question demeure au fil des pages : entre la matière tangible et la création numérique, où se cache notre propre regard ?


Fisheye Magazine #75 — nouvelle formule
La photographie a-t-elle déjà disparu ?
3. LE DOSSIER
Le dossier s’ouvre avec l’analyse de Michaël Naulin, qui interroge un bouleversement majeur : à l’heure du bicentenaire du médium, l’intelligence artificielle signe-t-elle la fin de la photographie ?
Face à la massification d’images générées par des algorithmes, de nombreux métiers de la production visuelle sont sinistrés, tandis que l’opacité autour des droits d’auteur soulève des défis juridiques colossaux. Pourtant, cette enquête révèle une véritable renaissance. Face à la « bouillie visuelle » générée en quelques secondes, le monde de l’art observe un puissant retour à la matière et au tangible. De nombreux talents se tournent vers les techniques anciennes comme l’argentique, à l’image de Laure Winants partie documenter la glace en Arctique. Parallèlement, d’autres créateurs comme Delphine Diallo ou le duo Brodbeck & de Barbuat s’emparent de l’IA pour en faire un outil de réécriture poétique et de mémoire collective. Libérée de son obligation d’enregistrer le réel, la photographie s’offre aujourd’hui une seconde vie.
Les savoir-faire : rencontre avec Laurent Lafolie
Artiste auteur, maître tireur et enseignant, Laurent Lafolie explore les limites de la matérialité photographique. Dans son atelier, il grave, brûle et imprime sur des supports aussi variés que le cristal, la porcelaine ou le papier washi. Un entretien sur un parcours singulier où l’intelligence de la main guide chaque geste.
La transmission : Isabelle Gaudefroy et Yue Cheng
À l’heure où l’image se consomme en une fraction de seconde, que signifie étudier l’art ? Entretien croisé entre Isabelle Gaudefroy, nouvelle directrice du Fresnoy – Studio national des arts contemporains, et l’artiste Yue Cheng sur la nécessité de l’école et la quête d’une voix propre.


Fisheye Magazine #75 — nouvelle formule
Réinjecter du rêve
4. LES ÉCRANS
À screener, à scroller, à sauvegarder…
Indissociables de notre quotidien, les écrans et les réseaux sociaux ont radicalement transformé notre rapport à l’image. Cette séquence décrypte comment la photographie survit à l’uniformisation numérique, coincée entre la tyrannie des formats et la quête effrénée d’engagement. Pour illustrer cet équilibre fragile entre liberté artistique et diktats technologiques, nous donnons la parole à des créateurs qui refusent la normalisation. Une véritable réflexion sur le temps et l’attention que nous accordons aux images. La rubrique propose également « La sélection » : une mise en avant d’œuvres fortes et singulières.
Pour prolonger cette expérience visuelle et rendre ces formats accessibles à tous, chaque projet est accompagné d’un QR code permettant au lecteur de plonger directement dans l’univers de l’artiste depuis son smartphone.

Fisheye Magazine #75 — nouvelle formule
Les ovnis éditoriaux
5. LA LIBRAIRIE
À lire, à annoter, à feuilleter…
Cette dernière séquence offre un espace dédié pour découvrir, lire et analyser l’édition photographique. À l’heure du tout-numérique, le livre reste un objet d’art et un formidable espace de résistance matérielle. La rédaction propose d’abord une plongée dans l’histoire visuelle militante avec le catalogue Couper, coller, imprimer, qui retrace la pratique radicale du photomontage politique au 20ème siècle. Côté coup de cœur, l’ouvrage Myriade d’Isis Ascobereta se présente comme un délicat herbier onirique sur la nature en ville, mêlant cyanotype et infrarouge dans un objet pensé pour une lecture lente et tactile.
Enfin, la sélection balaye toute la richesse de la création éditoriale actuelle. On y croise aussi bien la poésie surréaliste du photographe new-yorkais Rodney Smith que la drôle de leçon de géométrie menée par le célèbre braque de Weimar de William Wegman.
Une bibliothèque idéale pour nourrir nos imaginaires.

Fisheye Magazine #75 — nouvelle formule
Regards de photographes sur les sciences et les humanités à Sorbonne Université
Tiré à part
Entre les pages du magazine #75 — est à retrouver également un tiré à part : Recherche sans filtre réalisé en partenariat avec Sorbonne Université, mettant en exergue le projet SUAVES (Sorbonne Université Arts visuels et Expériences scientifiques) – lauréat de l’Agence Nationale de la Recherche en 2022 et 2023, qui fait dialoguer photographes et scientifiques afin de montrer les coulisses de la recherche sous un autre prisme.
dès maintenant
Fisheye Magazine #75 — nouvelle formule
+ 166 pages
+ 8,90 €
+ Dans les kiosques, via la boutique en ligne et sur abonnement
+ Demandes presse/professionnels : ICI