week-end de chantiers publics et participatifs : 03 au 05 juillet 2026
5ème édition de Microtopies
Festival européen ouvert à la jeune génération de créateur·trices et de concepteur·trices, Microtopies – mis en œuvre par le WAAO – centre d’architecture et d’urbanisme – invite architectes, paysagistes, urbanistes, designers, artisan·es et habitant·es à imaginer, à concevoir et à construire collectivement des micro-architectures expérimentales, en explorant les notions de réemploi, d’innovation, de participation et d’utopie concrète.
À l’issue de l’appel à candidatures pour la 5ème édition du Festival Microtopies, six collectifs lauréats ont été sélectionnés par le jury — à découvrir, ci-dessous.
Les Microtopies interrogent le rapport au territoire et à la matière.
Installations éphémères, accessibles tout-au-long de l’été, les Microtopies – construites collectivement le temps du weekend des 04 & 05 juillet – deviennent des espaces de vie pour les habitant·es, tout en proposant une réflexion poussée sur l’économie des ressources naturelles, le recyclage et le réemploi des matériaux.
Au-delà du temps de la construction, le Festival éveille les imaginaires, questionne l’environnement naturel et offre à la jeune génération d’architectes : un espace rare pour explorer et expérimenter librement.
Les six Microtopies sont implantées dans des espaces publics, minéraux ou naturels de la métropole lilloise et de la région Hauts-de-France :
– Aniche / Plaine de l’Archevêque
– Faches-Thumesnil / Parc Tudor
– Lens / Musée du Louvre-Lens
– Lille Sud / Centre Social et Culturel Denise Cacheux
– Loos / Jardins partagés Clémenceau
– Marquette-lez-Lille / Parc Ravel.
Au fil des semaines, plusieurs ateliers pédagogiques sont organisés, dans le cadre des expérimentations déployées par les Microtopies.


Aniche / Plaine de l’Archevêque
Chez les glaneuses de Camille Gaches, Diana Groud, Faustine Pellet et Emma Morillon
« Peut-on dépasser ces grilles vertes qui uniformisent les paysages de parcs et jardins ? À Aniche nous souhaitons requestionner leur place et leur esthétique par une approche plus sensible. En glanant les ressources végétales locales et en les tressant, nous suggérons le vocabulaire de ces clôtures en proposant une interprétation végétale vivante, une installation participative, et évolutive. La Microtopie invite à une balade parmi de nouvelles structures vertes : les fascines et palissades tressées cadrent des vues, reprennent racines et invitent à se reconnecter au vivant. »
Camille Gaches, Diana Groud, Faustine Ellet et Emma Morillon
Emma Morillon, Diana Groud, Camille Gaches et Faustine Pellet partagent leurs pratiques au sein d’un collectif pluridisciplinaire engagé dans l’écologie sociale, spécialisé dans les projets de paysage, de construction et d’artisanat à partir de matériaux vivants, réemployés ou recyclés. Il agit par la création artistique, les chantiers participatifs, les ateliers pédagogiques et les événements culturels, en développant des projets locaux et internationaux avec des réseaux associatifs et culturels, tout en favorisant la transmission, l’entraide et l’accompagnement professionnel. Camille Gaches et Emma Morillon jardinent ensemble sur plusieurs chantiers.
Artisane et designer textile, Faustine Pellet, formée à l’École Boulle puis en design textile à Bruxelles, explore les textures et les couleurs en réinterprétant les techniques textiles, en jouant avec les échelles et les matières. Depuis cinq ans au sein de l’association, elle crée des passerelles entre textile, paysage et scénographie.
Emma Morillon, artisane paysagiste, développe des projets ancrés dans les territoires avec une approche engagée pour le vivant. Par le « faire », elle transmet son métier à travers des chantiers accessibles à tous, mêlant construction, plantation et dimension artistique. En 2025, elle fonde l’atelier des terres pour sensibiliser au vivant.
Scénographe, architecte et créatrice lumière, Diana Léa Groud, diplômée de l’ENSA Paris-Belleville, complète sa formation par la pratique de la lumière scénique, mêlant architecture, scénographie et éclairage vivant.
Paysagiste et jardinière, Camille Gaches, formée en architecture, s’oriente vers l’aménagement des territoires et la conception des espaces publics. Indépendante depuis 2024, elle associe jardinage et conception paysagère, attentive aux dynamiques du vivant par la médiation et le soin.
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Faches-Thumesnil / Parc Tudor
À travers de Julie Correia Gomes, Mengjie Li, Hongfei Xiang et Jimming Yi
« Mais à travers quoi ?
À travers un jeu de couches qui se répondent et s’entremêlent. Elle suit des armures quadrillées, des enchevêtrements de bandes colorées, des filtres opaques tissés. En dessous puis au-dessus, de l’horizontale à la verticale, ces bâches souples discutent avec le paysage extérieur. Elles invitent à regarder autrement, à observer depuis l’intérieur ce qui, d’ordinaire, reste dehors. Portée par une ossature en bois inspirée du paravent, constituant un véritable dispositif spatial, cet espace devient perméable et traversant. On s’y perd un peu dans un labyrinthe visuel où chaque pas change le regard. »
Julie Correia Gomes, Mengjie Li, Hongfei Xiang et Jimming Yi
Le collectif se compose de quatre jeunes designers et architectes dont les pratiques explorent les relations entre espace, matière et société. À travers des approches sensibles et engagées — allant du textile au paysage, en passant par l’architecture et l’installation — chacun développe une réflexion contemporaine sur l’écologie, l’intime et les transformations de nos environnements.
Mengjie Li est artiste et designer d’espace chinoise, entre la Belgique et la France. Formée à l’ENSBA Lyon et actuellement à La Cambre, elle mêle sculpture et design d’espace. Lauréate du Mini Maousse 2025, elle explore les liens entre espace, intimité et expérience maternelle, avec une approche influencée par les pensées féministes.
Julie Correia Gomes est designer textile en master à La Cambre. Issue du design d’espace (ENSBA Lyon), elle travaille autour du tissage, de la matière et des savoir-faire, inspirée notamment par Annie Albers et Yvonne Verdier.
Jinming Yu est paysagiste, diplômée de Munich en 2025. Elle s’intéresse aux espaces urbains post-industriels, au climat, à l’écologie et aux techniques de végétalisation, ainsi qu’à la photographie.
Hongfei Xiang est architecte diplômé de l’ENSAV. Lauréat d’Europan 18, il développe une approche centrée sur la résilience, le réemploi et la régénération des sites par les dynamiques naturelles.


Lens / Musée du Louvre-Lens
Chapitong de Va-Nu-Pieds : Marjorie Besset et Damien Favale
Le Chapitong, espace joyeux de rencontre à l’ombre d’une nuée de tongs.
« Au loin, sa silhouette se détache comme un mirage forain, elle évoque le cirque de passage, la promesse d’un refuge éphémère. Sa forme appelle les corps à se glisser sous son ombre, à lever les yeux et à toucher du regard la matière qui la compose. Le chapitong est un lieu où les présences se rencontrent. En s’approchant, la surface se met à vibrer. Le toit scintille d’éclats familiers : une nuée de tongs, détournées de leurs pas estivaux, se met à danser. Chaussures modestes, compagnes du sable et de l’asphalte brûlant, elles deviennent ici écailles protectrices, assemblées avec soin comme des tuiles colorées. »
Va-Nu-Pieds / Marjorie Besset et Damien Favale
Marjorie Besset et Damien Favale forment un duo d’architectes et illustrateurs basé à Nantes, profondément influencé par leur environnement. Leur travail, ancré sur le territoire, fait écho à la rencontre entre l’océan, la Loire sauvage et le paysage urbain nantais.
Marjorie Besset est diplômée de l’École d’Architecture de Nantes, après un parcours en arts appliqués. Elle développe un intérêt marqué pour la représentation, où le dessin devient un outil central de réflexion. En parallèle de sa pratique en agence, elle mène une activité d’auto-entrepreneuse autour de la médiation architecturale et de la construction en terre. Elle collabore notamment avec l’association AMATA et la Maison de l’Architecture de Champagne-Ardenne, en intervenant auprès de publics scolaires.
Damien Favale est diplômé de l’École d’Architecture de Paris-La Villette. Il se spécialise dans les interventions à petite échelle et dans l’illustration. En 2024, il fonde l’agence ici-bas, avec laquelle il conçoit des lieux de vie et de passage mêlant dimensions ludiques et sensibles, voire sacrées. Son travail accorde une place centrale à l’usage et au paysage, donnant naissance à des espaces où les corps et leur environnement interagissent étroitement.


Lille Sud / Centre Social et Culturel Denise Cacheux
Denise Garden du Studio Kumolo : Lucas Bernard, Quentin Bourez, Hugo Coureaut, Enzo Franceschini & Paul Thomas
« Ce mercredi après-midi, le soleil brille.
Flottants dans le jardin, des toiles colorées ombrages des étagères ou les plantes viennent pousser.
Abeilles et papillons flânent dans l’air, tandis que les enfants courent, les mains encore pleines de terre.
Ensemble, on se retrouve, on partage, on apprend.
Au coeur du quartier Denise Garden s’anime et célèbre le vivant. »
Studio Kumolo / Lucas Bernard, Quentin Bourez, Hugo Coureaut, Enzo Franceschini & Paul Thomas
Studio Kumulo est un collectif constitué de 5 amis rencontrés à la faculté d’architecture LOCI à Tournai. Il est composé de : Quentin Bourez, diplômé en 2025 et architecte indépendant. Hugo Coureault, diplômé en 2025, architecte indépendant et artiste plasticien. Paul Thomas, diplômé en design d’objets en 2025. Enzo Franceschini, étudiant en master 2, ainsi que Lucas Bernard également étudiant en master 2.
Pour se retrouver après les cours, ils avaient leur Microtopie “la place verte” : une grande étendue végétalisée, une forme claire et lisible, celle d’un carré leur permettant de profiter des premières brises d’été. Le studio s’y regroupait le temps d’une après-midi ou d’une soirée pour discuter, jouer aux cartes et festoyer. Cet endroit n’était pas seulement le lieu, mais aussi celui des habitant·es du quartier. Ils y ont vu de nombreuses autres personnes en profiter : des parties grandeur nature de criquets, des enfants jouant dans les hautes herbes, et des amis canins qui pouvaient y gambader sous le soleil. C’était un lieu populaire, un lieu simple, baigné dans le soleil du sud, loin du tumulte urbain.
C’est avec cette vision partagée de ce qu’est une Microtopie qu’ils ont rejoint le Festival. Ce projet était ainsi l’occasion de travailler ces espaces tiers, qui permettent une émulsion sociale chaleureuse et conviviale. Leur parti pris est ainsi de pouvoir générer des moments de partage entre les individus à travers une version utopique du cycle de la vie, un témoignage du vivant pour y partager des moments de rire, de joie, des moments de jeu, des moments où tout le monde pourrait discuter et célébrer la vie.


Loos / Jardins partagés Clémenceau
La Tissière du collectif Filateur : Nathan Boissel, Prune Carlier, Marion Druez et Thomas Poiroux
« La Tissière est une petite structure imaginée pour faire repère dans le paysage de Loos grâce à sa toiture atypique, massive et colorée. Elle protège, sous ses écailles arc en ciel, le travail des habitants : un métier à tisser ouvert à tous. Une “oeuvre-outil” à laquelle tout le monde peut apporter sa pierre, nouer son fil. Cet abri pense l’expression et la création comme un vecteur privilégié de rencontre et de lien social. Ces ambitions s’incarnent dans un objet simple, facile d’appropriation. »
Collectif Filateur / Nathan Boissel, Prune Carlier, Marion Druez et Thomas Poiroux
Filateur est un collectif récemment formé, à partir d’une rencontre, au travers des activités du Hangar Zéro – tiers lieux Havrais d’éco-construction, d’expérimentation social et solidaire – chacun avec leurs intérêts et leurs pratiques cqui onvergent vers un souhait de proposer un regard différent sur le Faire et son usage, inscrivant leurs actions dans un contexte social, historique ou culturel et intégrant le réemploi et l’éco-conception dans leurs processus de création.
Marion Druez – jeune diplômée en architecture – développe une pratique ancrée dans le déjà-là et le réemploi, avec pour objectif principal de placer l’usager au cœur du projet. De faire transparaître l’humain dans le construit. Nourrie par les enjeux de la réhabilitation et du bioclimatisme, sa démarche s’oriente vers un accompagnement à l’auto-construction avec une attention portée à la réversibilité et à l’efficacité énergétique, afin de proposer des architectures à la fois situées, sobres et résilientes.
Prune Carlier – architecte D.E, collaboratrice de l’agence d’architecture Archipel Zéro, des associations Permac (Plateforme d’échange et de réemploi de matériaux de construction) et Grand Chantier (association mettant en relation les acteurs des filières bâtiment et enseignement afin de massifier les pratiques du réemploi des matériaux de construction sur l’axe Seine) – s’est spécialisée dans le réemploi et les matériaux bio et géo sourcés. L’expérimentation fait partie de son quotidien, toujours à la recherche de nouvelles manières de construire. Elle milite pour un réemploi systématique des matériaux et une architecture ancrée dans son site environnemental et social.
Nathan Boissel – designer eco-social – ébéniste, sa pratique est expérimentale avec pour sujet le savoir-faire, qu’il soit artisanal, industriel ou de pratique amateure. Il a plaisir à découvrir, à apprendre tout ce qu’il peut, qu’importe le domaine. Il partage cette curiosité, à travers ses travaux, en mettant en avant des éléments inhabituels ou en jouant avecl’usage d’objets ou de mobiliers. Ses interventions questionnent la place et la manière dont nous vivons nos objets et comment ils pourraient être usés, conservés.
Thomas Poiroux cherche à travailler de manière transversale entre architecture, artisanat et illustration. Il croit en une architecture engagée, utilitaire, durable et poétique. Diplômé en 2024, les liens qu’il a perçus entre architecture et narration durant ses études l’ont mené à la scénographie. Il pratique auprès de l’agence Lasagna & Racine avant d’installer sa micro entreprise au Havre.


Marquette-lez-Lille / Parc Ravel
Movere de Jeanne Bakouche et Tristan Oliva
« Circulaire, comme le commencement d’une boucle musicale, cette Microtopie orchestre la rencontre en son cœur : elle dessine les contours du futur espace scénique des événements festifs et musicaux de l’été.
En la traversant, les enfants deviennent interprètes : sous leurs pas, les planches s’animent, les cordes vibrent, libérant des sonorités nées de la cinétique de la structure. Au-dessus des têtes, des pots de terre cuite et éléments mécaniques entrent en résonance, composant une symphonie de matières abandonnées. »
Jeanne Bakouche et Tristan Oliva
Jeanne Bakouche et Tristan Oliva se rencontrent en 2023, à Mayotte. Tous deux travaillent autour de projets aux problématiques sociales, environnementales et inévitablement territoriales, ce qui les responsabilise très vite en tant qu’architectes concernés. Ils partagent une appétence pour le savoir-faire, le faire ensemble, le faire avec. À l’époque, ils ne travaillent pas dans les mêmes agences mais croisent leurs regards et leur pratiques, ils ont tous deux fait l’expérience du participatif, de la petite échelle, et aiment fondamentalement le passage de la conception à la réalisation.
Jeanne Bakouche a une formation de designer puis d’architecte. En 2022, après son diplôme, elle part au Moyen-Orient pour apprendre à construire en pisé et adobe. Dès son retour, elle ponctue sa pratique en agence de chantiers participatifs. À Mayotte, où elle vit 2 ans, elle apprend à concevoir en bois, en bambou, en briques de terre compressée, pour des projets de 200 à 1000m². Depuis son retour en Hexagone, elle travaille à son compte en tant qu’architecte habilitée. En ce moment, elle coordonne la scénographie d’une exposition de design à Paris, dans laquelle elle aime tout particulièrement le travail collectif.
Tristan Oliva est aussi architecte habilité. Après son diplôme, il s’installe à Mayotte pour apprendre le métier. Il arpente les projets de réhabilitation et se familiarise avec le chantier sur des projets de construction d’infrastructures publiques et scolaires. C’est là qu’il développe une grande curiosité pour les ouvrages en bois et pour la réalisation. Dès son retour en 2024, il reprend des études pour devenir charpentier. Soucieux du détail, il aime particulièrement penser l’assemblage, peu importe l’échelle du projet. Il trouve sa place au centre de ces deux pratiques : celle d’une conception architecturale intuitive, et celle d’une réalisation pragmatique. Investi dans un collectif de musique, il est aussi scénographe de structures en bois pour un festival chaque année.
Microtopies est leur première opportunité d’un dessein à 4 mains. Après une première expérience de chantier bois ensemble, ils espèrent pouvoir réitérer, cette fois-ci sur un projet d’écriture commune, dans lequel ils savent déjà qu’ils seront complémentaires.
03 juillet 2026
Invitation presse/professionnels/tous publics
Soirée de lancement du week-end de construction et d’inauguration du Festival Microtopies
+ Lieu : Bazaar St-So
+ Adresse : 292 rue Camille Guérin à Lille
+ RSVP : ICI
04 & 05 juillet 2026
Invitation presse/professionnels/tous publics
Week-end de chantiers ouverts, publics et participatifs, animés par les équipes lauréates, avec ateliers, médiations et temps de rencontre avec les habitant·es
+ RSVP : ICI
tout l’été
5ème édition du Festival Microtopies
+ Partenaires :
Ministère de la culture Préfet de la Région Hauts-de-France Région Hauts-de-France Métropole Européenne de Lille Ville de Lille Conseil National de l’Ordre des Architectes Agence nationale de la cohésion des territoires
Bazaar St So La Condition Publique Les Compagnons du Devoir
Caisse des dépôts Ramery Fondation BNP Paribas
Nacarat Iléo Myral Becity Edwood construction bois Ecolopo Point P Millon Pousses d’artisans PResRV Prolians Muto Réempro Wienerberger
+ Demandes presse/professionnels/partenaires : ICI ou +33 7 88 15 08 29