Feda Wardak est un architecte et un artiste afghano-français basé à Paris. Il s’intéresse aux modèles d’organisation de certaines communautés qui se construisent indépendamment de l’aide des pouvoirs publics.
En Afghanistan, il mène des recherches depuis plusieurs années sur son territoire d’origine, le district de Jeghatu. Il travaille avec des artisans locaux dont les savoir-faire sont mis en péril à cause des dynamiques impérialistes et capitalistes. Ensemble, ils pensent à construire des espaces d’auto-détermination politique et culturelle à travers la préservation et la transmission de ces savoir-faire.
En France, il s’intéresse aux incohérences liées à l’aménagement de certains territoires engagés dans des rénovations urbaines. Il tente de mettre en récit les violences invisibles qui agissent sur ces environnements et sur les corps qui les traversent. Ses projets ambitionnent de révéler les inégalités de classes sociales et d’ethno- racialité qui s’exercent sur des territoires qui se transforment.
Le travail de Feda Wardak a été présenté entre autres à la Biennale d’architecture de Venise en 2018, au MAC VAL à Vitry-sur-Seine en 2019, aux Ateliers Médicis à Clichy-sous-Bois/Montfermeil en 2019 et 2021, lors du Dhaka Art Summit en 2020, à la Condition Publique à Roubaix en 2022, à la Biennale d’Architecture de Chicago en 2023, à la Biennale d’art de Lagos en 2024, au Centre d’arr Les Églises à Chelles en 2024, à la Contemporaine – Triennale de Nîmes en 2024, à la Biennale d’ar contemporain de Lyon en 2024 et au CAIRN – Centre d’art de Digne-les-Bains en 2025. Des œuvres de Feda Wardak seront présentées en 2026 à la Fondation Cartier à Paris, lors du festival Public Art Munich et à l’Académie des Arts de Berlin. Il a été lauréat de la Villa Albertine en 2023.